Grand Scandale!

J'ai vraiment honte de dire que j'habite dans cette province!

Et bien oui au Nouveau-Brunswick, la seul province reconnue suposément bilingue du Canada vient de refuser une personne aveugle avec son chien-guide parce qu'il va continuer à donner des ordres à son chien en français pendant ces 5 semaines passées sur le campus.

J'espères que notre premier ministre va immédiatement sanctionner ce gest! Car il prétendait lui-même défendre les étudiants a l'université de Moncton. Cela il le disait lors de sa première campagne électoral. Il est vraie qu'il en est rendu a son deuxième mendat et le pouvoir peut faire changer ses convictions. En tout cas, nous allons le voir làà!

J'ai écouter un reportage sur cette discrimination hier sur la télévision et comme elle était de glace cette dirigeante de l'université! Elle avait l'allure d'une personne sans sensibilité ni de compation!

Voici l'article paru ce matin dans le journal l'Acadie Nouvelle.

L'Acadie Nouvelle Nouvelles générales, mercredi 7 juillet 2004, p. 2 L'étudiant aveugle est refusé à un programme d'immersion parce qu'il doit parler à son chien en français Yvan Tessier veut porter plainte contre l'UNB Ricard, Philippe Moncton - Yvan Tessier, cet aveugle qui s'est vu refuser l'accès au programme d'immersion en anglais à l'Université du Nouveau-Brunswick parce que son chien-guide obéit à des commandes uniquement en français, songe à déposer une plainte devant la Commission canadienne des droits de la personne. "Je vais en discuter avec les gens de la Fondation Mira. Mais j'y songe et la plainte pourrait être déposée prochainement", a indiqué M. Tessier au journal, hier. En attendant, il continue ses démarches pour tenter d'obtenir des contacts avec des hauts représentants de l'Université du Nouveau-Brunswick (UNB). Yvan Tessier se dit par ailleurs déçu des propos qu'a tenus la porte-parole de l'institution, Susan Mesheau, dans plusieurs médias, hier. "Elle nie le fait que je suis un cas spécial. Elle manifeste une incompréhension totale à mon égard. C'est d'une froideur totale", soutient-il. Le programme d'immersion en anglais de l'UNB est de cinq semaines pendant l'été. Il est reconnu depuis longtemps comme étant l'un des programmes du genre les plus intensifs et les plus efficaces au Canada. Des élèves de plusieurs pays participent au programme chaque année. Pendant la durée du cours, les élèves n'ont pas le droit de parler dans une autre langue que l'anglais, et peuvent même éventuellement être expulsés s'ils ne se conforment pas à cette règle très stricte. Le but est de permettre aux apprenants de communiquer et même de penser en anglais. L'UNB affirme qu'en donnant des ordres à son chien-guide en français, Yvan Tessier irait à l'encontre de la méthode d'enseignement préconisée par le programme. Nous avons tenté d'obtenir une interview avec le recteur de l'UNB, John McLaughlin. Toutefois, le personnel a acheminé notre appel au Service des communications de l'université, où personne ne nous a rappelés. Susan Mesheau a toutefois accordé un entretien à la Presse Canadienne au cours duquel elle a soutenu que l'UNB offre depuis longtemps de bons services aux étudiants aux prises avec un handicap visuel. Elle ajoute qu'il est déjà arrivé qu'une personne aveugle suive le cours d'immersion avec un chien-guide. "Par le passé, en se préparant à l'avance, le chien-guide a été formé pour apprendre quelques commandes en anglais, pour s'assurer que la personne est en sécurité et mobile", souligne-t-elle. Prétexte Pierre Lambert est le directeur délégué au financement pour les provinces de l'Atlantique de la Fondation Mira. À son avis, il serait impossible d'apprendre à un chien-guide à obéir à des commandes dans une deuxième langue dans un court laps de temps, comme le suggère la porte-parole de l'UNB. "Au départ, les chiens (de la Fondation Mira) sont dressés en français. Toutefois, on a déjà donné des chiens à des anglophones ou à des gens qui parlent l'espagnol. Dans ces cas-là, on a deux choix: soit le maître apprend les commandes en français, soit on décide de montrer au chien les commandes dans une autre langue. Mais, pour la deuxième option, le chien doit être entraîné pour changer les sons qu'il connaît. Ça ne se fait pas facilement, ni rapidement", explique M. Lambert, qui a lui aussi recourt aux services d'un chien-guide. Il en coûte près de 20 000 $ pour entraîner un chien-guide. La formation peut nécessiter entre 20 et 24 mois d'entraînement. Pour lui, si la décision de l'UNB est incompréhensible, les excuses évoquées par l'institution le sont encore moins. "Quand tu es rendu que tu ne peux pas adresser quelques mots (en français) à ton chien dans une journée, c'est qu'on trouve des prétextes (pour ne pas t'accepter). Dès que M. Tessier s'est informé s'il y avait des services pour les personnes aveugles, on a senti une réticence. Il est là le problème", dit-il. "C'est dommage que ça arrive dans une université. On a tendance à penser que les universités sont des milieux ouverts aux différences", ajoute M. Lambert.

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