Voir avec les yeux du coeur

Chapitre 20

De retour au Canada

Ce soir-là, nous nous couchâmes avec le coeur lourd. Cette nuit fut très courte car, dès quatre heures, on vint nous réveiller. Il nous fallait partir de l’hôpital à cinq heures, car l’avion partait de la Havane à sept heures pile. Heureusement, te tout se passa comme prévu et il n’y eut aucun retard.

Encore une fois, il nous fallut atterrir à Varendéros et, à ma grande surprise, le directeur de l’agence de voyage, avec qui nous avions fait affaire pour les deux voyages, était là avec un groupe de visiteurs canadiens. Ils étaient à Cuba depuis une semaine et ils visitaient les services de santé. Parmi eux se trouvaient certains médecins généraux dont l’une d’entre eux souffrait elle-même de rétinite pigmentaire.

Elle s’empressa de me poser toutes sortes de questions relativement à ce traitement. Afin de pouvoir en faire profiter aux autres aveugles de notre pays, on me demanda de participer à une entrevue sur vidéo. L’attente, qui devait durer une heure, passa vraiment vite en leur compagnie. En un rien de temps, ils avaient déjà annoncé que nous devions nous diriger vers la porte d’entrée pour prendre notre avion.

Ce matin-là, la température était très clémente. Le soleil brillait déjà et on ne sentait aucune brise. Je ne sais pas ce qui se passa, mais une demi-heure après notre envol, nous entrâmes dans des turbulences qui durèrent toute la durée du vol. Le pilote eut beau changer d’altitude, plus on changeait et plus c’était pareil. Comme l’avion a toujours été mon ennemi numéro un, je trouvai ce trajet interminable. Finalement, après m’être rongé tous tes ongles de la main, nous finîmes par arriver sains et saufs à Mirabel.

A l’aéroport, quelqu’un devait nous attendre. Mais après une heure d’attente, nous franchîmes les douanes et nous nous dirigeâmes vers l’arrivée. Nous n’aperçûmes personne que nous connaissions. Nous nous dirigeâmes donc vers le porte-bagages en provenance de Cuba et, à notre grande surprise, il n’y avait plus de bagages. Eh bien, c’était le comble! Il n’y avait personne pour nous attendre et pas de bagages non plus.

Découragés, nous nous dirigeâmes vers un comptoir afin de vérifier ce qui se passait. Soudain, dans le corridor qui menait à la sortie, mon épouse aperçut nos deux valises qui avaient été déposées contre un mur. En faisant les corridors de long en large, nous entendîmes une voix qui nous demandait de nous rendre au bureau du personnel. Eh bien oui, ma belle-mère et son amie nous cherchaient depuis notre arrivée. Le tout rentra donc dans l’ordre. Peu de temps après, nous étions en voiture, prêts pour entreprendre le reste de notre voyage.

 

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