VOIR AVEC LES YEUX DU CŒUR

Un rêve une réalité

Chapitre 1(page 3)

-Je ne signerai jamais ce torchon-là.

Ce que j'ai passé une méchante soirée! Par contre, il a réalisé que j'étais vraiment déterminé à tout faire pour entrer dans l'armée. Il fini donc par accepter. Toutefois, ce ne fut que Plusieurs années plus tard que je compris ses raisons de son appréhension. Mon père n'exprimait que très peu ses sentiments. Il avait Peur qu'une autre guerre éclate et que je sois obligé d'aller au front. Aussi il voulait nous garder près de lui le plus longtemps possible.

Je fus donc appelé à faire mon entrainement militaire à Québec pour être ensuite transféré en Allemagne où j'ai vécu pendant trois années. Dès le début de l'entrainement, nous apprîmes la marche militaire. Je m'appliquais à fond pour être le meilleur! Dès lors, je commençai à réaliser que j'éprouvais de la diffficullté à voir de Côté. Nous marchions trois de large et il nous fallait être en ligne droite constamment. Moi, par contre, je devais me tourner un peu la tête si je voulais apercevoir mon copain d'à côté. Cela me valut bien des reproches de la Part de notre entraîneur. Je fus donc obligé de développer une stratégie qui consistait à tourner les yeux à l'extrême jusqu'à ce que je puisse voir mon copain. Ainsi, je pouvais m'aligner avec les autres. Ce problème de vision me valut aussi des travaux supplémentaires, tel le ramassage de papiers sur le gazon.

Bien entendu, même si je tournais les yeux, il m'arrivait souvent de détourner la tête ou même de me tenir un peu en arrière des autres. Afin d'éviter ce pettit inconvénient, je cherchais toujours à ne jamais me trouver dans la première rangée. De cette façon, je pouvais camoufler un peu, mon problème et passer pour un homme distrait. Le fait de pas être dans la première rangée m'empêchait de jouir pleinement de mon rêve. Surtout que de se trouver dans les premiers rangs était une véritable gloire pour moi.

Lors de ce premier stage, je réussis quand même à marquer des points. En effet, il y avait, durant l'entraînement, des moments où, mon handicap me donnait une avance. Bien que je n'en étais pas conscient à ce moment-là, j'avais déjà commencé à développer le sens du toucher. Par exemple, lorsqu'il fallait démonter un fusil et procéder à l'assemblage de toutes les pièces dans la noirceur, je réussissais cet exploit avec une habileté incroyable. Mes copains, devaient se pratiquer presqu'à tous les soirs afin de réussir ce test habilement.

Lorsque cette dernière phase de l'entrainement fut terminée, la vie redevint assez calme. Ainsi, je ne me retrouvais pas dans des situations problématiques. Je demandai donc à être transféré en Allemagne et on acquièsa à ma requête. Je passai donc trois années en Europe, ce dont j'avais toujours rêvé

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