Voir avec les yeux du cœur
Le voyage tant attendu (page 2)
Ils nous regardèrent comme si nous étions des bandits. Nous rentrâmes donc à l’intérieur de l’aérogare. Tous les autres passagers étaient du même côté alors que nous nous réfugiâmes seuls dans un coin de l’établissement. Apeurés, nous trouvâmes un banc et nous nous assîmes tous sans bouger. Nous avions peur de nous aventurer où que ce soit, d’autant plus qu’ils parlaient tous espagnol et que nous ne comprenions rien à leurs propos. Après une quinzaine de minutes de repos, nous entreprîmes de marcher un peu pour visiter les lieux. Croyez-moi, nous nous éloignâmes pas trop de la sortie car nous avions peur de manquer l’avion. Mon épouse et ma fille ne voulurent pas quitter des yeux les membres de l’équipage. A chaque fois que l’un d’eux se tournait vers l’avion, nous partions vers eux en courant. Ils nous adressairent la parole en espagnol pour nous faire comprendre que ce n’était pas le temps de partir. Ce que nous nous sentions loin de chez nous.
Nous laissâmes Varendéros pour atterrir à La Havane une heure plus tard. A l’aéroport, on nous fit entrer à l’intérieur de l’aérogare et on nous donna nos valises. Soudain, un Cubain s’approcha de nous et il nous parla en anglais. Mais nous eûmes de la difficulté à comprendre, ce qu’il disait. Je crus pour un instant que c’était celui qui devait nous conduire à l’hôpital. Eh bien oui, c’était lui. Il nous fit embarquer dans une fourgonnette et il démarra à une vitesse folle. Le plus énervant, était qu’on ne retrouvait que le mot «attention» sur les panaux de signalisation. Ce que ce fut énervant!
Finalement, nous arrivâmes à l’hôpital Cira Garcia. Ma femme ne put contenir sa surprise en voyant que les portes étaient toutes ouvertes. A la réception se trouvait une femme d’âge mûr qui ne parlait ni français, ni anglais. Après de nombreux efforts de notre part, on compris qu’il fallait payer le traitement au complet à cet instant, ce que nous fîmes sans grand entrain. Le guide nous expliqua qu’il allait emmener notre fille au motel. Nous étions inquiets, mais, nous ne pouvions plus reculer.
La réceptionniste nous conduisit dans une chambre au deuxième étage où mon épouse et moi allions passer les prochains vingt et un jours. Ma femme, qui est du genre méticuleux, se rendit compte, que l’hôpital était très propre, bien qu’il ait été construit plusieurs années passées. Lorsqu’elle nous montra notre chambre, ma femme s’esclamat!
Wow! Mais c’est très bien ici. Je compris alors que la chambre lui plaisait.. En fait, il s’agissait d’une grande chambre. On y retrouvait deux lits et un grand garde-robe. Le long d’un petit couloir, on retrouvait la salle de bain et un petit salon avec une télévision et un petit réfrigérateur. C’était assez spacieux.
Juste après notre arrivée, soit vers une heure du matin, une infirmière de race noire vint prendre ma pression et ma température. Même si elle ne parlait que l’espagnol, elle semblait très chaleureuse et courtoise. Elle nous expliqua le fonctionnement des accessoires et nous souhaita le bonsoir. Il nous fallut un certain temps avant de commencer à ranger notre linge dans le garde-robe.