Voir avec les yeux du coeur

Chapitre 16

Le retour à la maison

 Rendu à l’aéroport de Montréal, je m’enpressai de communiquer avec mon père. Au son de ma voix, il s’écria de joie et se mit à pleurer au bout du fil. Je ressentis alors l’inquiétude qu’il avait éprouvée.

Lorsque nous fûmes remis de nos émotions, nous prîmes la route qui nous menait chez notre oncle. Nous passâmes donc une excellente soirée à raconter tout ce qui s’était passé. Nous fûmes très bien reçus et la soirée passa tellement vite qu’il me semblait que nous n’avions pas eu le temps de tout raconter. Et pourtant...

A mon réveil, mon oncle, ma tante ainsi que mon épouse étaient déjà dans la cuisine. Moi, j’avais pris soin de mettre des gouttes dans mes yeux comme je devais le faire. Puis, je longeai le corridor pour les rejoindre. Quand je passai devant la salle de bains, je vis la clarté pénétrer par la fenêtre. Je fis donc quelques pas en arrière pour vérifier à nouveau ce que j’avais aperçu. Eh bien oui, c’était bien l’ouverture de la salle de bains. Je commençais déjà à voir de côté. Je criai donc à mon épouse pour qu’elle vienne constater. Quelle joie nous ressentîmes alors! Je commençais déjà à distinguer des ouvertures avec ma vision périphérique. Les jours qui suivirent furent encore plus étonnants.

Nous prîmes donc l’avion comme prévu et l’arrivée tardive à Bathurst fut impressionnante. A notre grande surprise, nous fûmes accueillis par la directrice de la compagnie aérienne et, à la sortie de l’avion, les caméras de télévision nous attendaient. A l’intérieur, une quarantaine d’amis attendaient patiemment notre retour.

On comptait parmi eux tes membres de ma famille immédiate et de ma belle-famille, mes collègues de travail, mes amis et certains médias. Même si nous étions fatigués, nous fûmes grandement touchés de voir que ces gens s’étaient déplacés pour venir nous accueillir en terre d’Acadie.

 

J’avais à peine franchi la porte que mon chien-guide, Lobo, me sauta dessus. Sa queue ne cessait de bouger et il sut m’indiquer sa joie de me retrouver. Même si les journalistes s’empressèrent de me poser des questions, je consacrai beaucoup de temps à cet ami fidèle. Tout était différent et nouveau. Je commençais à voir les lumières des voitures et des lampadaires. Ce qui me frappa le plus, c’est lorsque j’arrivai chez mon beau-frère où je passais habituellement beaucoup de temps. Lorsque nous arrivâmes chez lui, je vis une lumière à l’extérieur, juste à côté de la porte d’entrée. Je dis à mon épouse.

-Tiens, il s’est placé une grosse lumière!

-Cette lumière a toujours été là, répondit-elle, toute surprise.

Eh bien oui, mais c’était la première fois que je la voyais. Je partageai donc cette joie avec eux. Après avoir bavardé un peu, nous repartîmes donc chez nous. Nous avions hâte de rentrer à la maison pour nous reposer un peu. Une autre surprise m’attendait cependant. Dès que nous arrivâmes chez nous, je vis clairement la lumière qui se trouvait dans mon entrée. Et à l’intérieur, je pouvais dire si la lumière était allumée ou non. Jusqu’à présent, je n’avais jamais été capable de faire cette distinction.

 

  • Retour au début du site!

  • Suivant