Nous qui étions à la chasse à toutes les années, nous avons eu la chance de parler aux autres chasseurs et il est très rare de voir le détenteur d'un permis de chasse abattre lui-même l'orignal. Souvent, le détenteur du permis ne se trouvait même pas en forêt lors de l'abattage du gibier. Plusieurs personnes peuvent sans doute s'identifier. Étant donné que, dans certains pays, c'est souvent un guide qui abat lui-même le gibier, je demandai donc la permission d'obtenir le privilège de demander pour un permis et de déléguer un guide pour abattre l'animal en ma présence. Ma requête fut refusée.
Cette même année, c'étaient les élections provinciales. Lors d'un débat entre les représentants des trois parties, je leur posai la question à savoir si les handicapés pourraient obtenir leur permis s'ils étaient accompagnés d'un guide. Les trois partis se sont prononcés en faveur de cette cause et ne voyaient même pas là matière à controverse. Selon eux, ce n'était qu'une formalité. Aujourd'hui, nous sommes en 1994, il y a eu deux différents partis au pouvoir et je n'ai toujours pas réussi à obtenir ce privilège.
Ce dossier occupa une grande place dans ma vie. Non seulement je ne pouvais pas chasser seul, mais les gens avec qui je faisais équipe m'ont tout simplement laissé tomber graduellement A chaque année, ils perdaient la chance d'avoir un permis. Ils choisirent donc un autre partenaire afin d'augmenter leurs chances.
-Ce que je les comprends au fond!
Ouff! Ouff! Ouff!
Mon maître n’a pas cessé ses démarches et finalement un jour, le gouvernement a changé la loi.
Afin d’équilibrer les choses, ils ont décidé qu’une personne qui détenait, un permis de chasse à l’orignal, pouvait faire la demande pour un deuxième fusil, donc cela donne aux handicapés visuels, la chance de pouvoir obtenir leur permis de chasse. Ils sont accompagné d’un voyant qui lui manie l’arme. Encore une bataille de gagné pour mon maître.