Voir avec les yeux du coeur

Chapitre 12  page 3

Comme vous pouvez vous l’imaginer, du mois de juillet au mois de novembre, nous passâmes des moments d’émotions très intenses. Il nous fallut donc nous armer de patience pour ne pas dépenser trop d’énergie. Nous savions que tes prochains vingt et un jours de traitement allaient être très difficiles.

Les mois qui suivirent nous parurent interminables. Il était très difficile de contrôler nos sentiments car j’avais une possibilité de retrouver la vision. Cela voulait dire bien des choses pour moi. Je pourrais peutêtre voir ma fille que je n’avais plus vue depuis ses quatre ans et mon épouse avec qui j’avais partagé toutes ces années. Bien entendu, je pensais également à moi. A chaque matin, je me retrouvais devant la glace sans pouvoir rien distinguer. Imaginez-vous la joie et la peur en même temps. Ces sentiments se mêlaient. Je ne savais plus quoi penser.

Tout au long de ce processus, tes médecins cubains nous conmuniquèrent toujours la même information. Ils nous promettaient de stabiliser la maladie et le degré de vision que j’allais obtenir dépendrait du dommage que la macula avait subi. Nous partîmes donc avec l’idée de stabiliser la maladie et qui sait, dans quelques années d’ici, peut-être bien que le Canada aura trouvé un traitement. Il se pouvait que j’obtienne de la vision pour une journée ou deux et que cela disparaisse. Ne voulant pas prendre de chance, je m’organisai pour que mon unique fille nous accompagne. Je ne pouvais pas me permettre de voir et de manquer la chance de la revoir, ne serait-ce que pour un moment. Je partis donc avec la conscience tranquille car j’amenais avec moi les deux personnes chères.

Ouff! Ouff! Ouff!

Cela aurait dû être une attente pénible. Savoir qu’il pouvait recouvrir la vision après ci longtemps!

Comme c’est difficile de ne pas suivre le courrant. Si quelqu’un décide de tanter sa chance, les gens sont prêt à le juger immédiatement. Sommes nous vraiment comme cela?

C’est quoi qui nous fait penser de la sorte? Sommes nous un peu jaloux des autres, même si nous disons partout que nous voulons le bonheur des autres!

Jusqu’à présent en lisant ce livre combien de fois je me suis dit et bien il y a une erreur là, ou encore et bien ce n’est pas tout vrais au lieu de vraiment savourer ce courrage!

Continuons à lire et essayons de ne pas juger, mais d’apprécier ce livre à sa juste valeur!

Ouff! Ouff! Ouff!

 

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