Une vie à raconter

Chapitre 10 page 2

Un jour, j’allai à la pêche avec un de mes amis. Nous trouvâmes un étang qui n’était pas fréquenté et, à chaque année, nous sommes retournés y pêcher. Comme c’était assez loin dans la forêt, je m’achetai un canot en caoutchouc. Ce jour-là, nous avions péché une bonne partie de la journée et ce n’était pas très fameux.

Lorsque vint le temps de retourner chez nous, nous décidâmes de suivre le ruisseau tout en péchant. Ce ruisseau étant très étroit, il fallut

souvent tourner le canot de côté pour passer. Puis le ruisseau redevenait un peu plus large. A un moment donné, le ruisseau devint plus profond alors mon ami m’invita à embarquer dans le canot. Lui, il dut marcher sur le côté et guider le canot Je trouvai que c’était une bonne idée étant donné que je ne m’étais pas encore mouillé. J’embarquer donc dans le canot Après quelques instants, mon ami, qui avait pris soin de mettre le canot au-dessus d’une fosse très profonde, me dit:

 

-Tu peux descendre maintenant.

 

Je sautai du canot pour remonter aussitôt, j’eus à peine le temps de toucher le fond de l’eau. Il y avait environ huit pieds d’eau. Mon ami était assis par terre et ne pouvait s’arrêter de rire. Voilà ce qui arrive lorsqu’on fait confiance à ses amis.

 

  Mon copain et moi avions bâti un camp dans la forêt. Un jour, nous décidâmes de couper les branches qui se trouvaient sur le bord du chemin. Scie mécanique en main, mon ami coupait les branches. Moi, je suivais derrière. Je touchais les branches avec mes pieds, puis je les ramassais et les poussais dans le bois. Tout se déroula très bien jusqu’au moment où mon ami jeta sa scie par terre et courut vers moi en se frappant dans le dos. .

-Je crois que je me suis fait piquer par une abeille.

-Non, ce n’est pas une piqûre d’abeille, mais plutôt des brins de scie qui te piquent ainsi, répondis-je.

Le tout rentra dans l’ordre. Il recommença à scier alors que je ramassais toujours les branches. Il ne s’était jamais rendu compte, mais il avait coupé une branche sur laquelle reposait un nid d’abeilles. Je ramassai les branches. Soudain, ça se mit à me piquer tout partout. Je partis donc à courir en prenant bien soin de lever les jambes le plus haut possible pour ne pas trébucher sur de vieux troncs d’arbres ou sur des souches. En se retournant, mon ami me vit courir vers le bois et commença à crier:

-À gauche. À droite. À gauche. À droite.

Je vous dis qu’il devait parler très vite car je courais très vite. Heureusement, je ne me suis pas buté contre un arbre.

 

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