Voir avec les yeux du coeur

Chapitre 18 (page 2)

De retour à Cuba

Alors que nous nous dirigions vers la sortie, une personne vint nous parler. Il parlait très bien le français. Il se présenta comme étant le guide qui devait nous conduire à l’hôpital. Nous fûmes très contents, car il prit soin de porter nos valises qui étaient très lourdes. En un rien de temps, nous étions installés dans une fourgonnette conduite par une autre personne. Notre guide eut donc, tout le temps voulu pour nous souhaiter la bienvenue et pour nous expliquer tout ce que l’on pouvait voir de chaque côté de la route. Il semblait habitué de décrire les choses très clairement, car même si je ne voyais que les lumières, je n’avais aucune difficulté à me faire une image assez précise des lieux.

 

Une demi-heure après le départ de l’aéroport, nous étions déjà rendus à destination. La fourgonnette fut stationnée en face d’un édifice à huit étages qui comptait quatre-vingt-dix chambres. Selon le guide, cet hôpital n’était utilisé que pour les patients atteints de rétine pigmentaire. De l’extérieur, c’était assez impressionnant. Juste en face, il y avait un beau parc et on pouvait voir des gens se promener. On aurait dit que ce parc était l’endroit privilégié des amoureux car tous les gens semblaient accouplés.

 

Nous eûmes à peine le temps de jeter un petit coup d’oeil car il nous fallait suivre le guide à l’intérieur. Ce court laps de temps me permit quand même de constater que les lumières étaient beaucoup moins éclatantes que celles de chez nous. Un peu plus tard, j’appris donc que, pour continuer à fournir de l’électricité, ils avaient dû réduire la puissance d’énergie car le pays était en pénurie d’essence.

 

Rendus à la réception, des gens nous attendaient. Notre première impression fut excellente. Nous fûmes reçus très chaleureusement et, au fur et à mesure que nous découvrions l’intérieur de cet hôpital, nous eûmes l’impression de nous retrouver à l’intérieur d’un hôtel. Le guide qui nous accompagnait depuis l’aéroport sembla se plaire à nous décrire les lieux.

 

Il nous apprit qu’on avait décidé de convertir cet hôpital de façon à ce que l’on se sente un peu comme si on était en vacances. Selon lui, depuis quelques années, ils étaient persuadés que les traitements médicaux combinés avec l’aspect touristique diminuaient grandement le stress. La guérison en était donc plus rapide. Je fus encore plus surpris lorsqu’il m’apprit qu’on trouvait un bar au huitième étage et on pouvait aller prendre une boisson alcoolisée tout en écoutant de la musique à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. C’était également un magnifique endroit pour aller s’allonger sur des chaises longues. Surtout le soir!

 

Les quelques jours qui suivirent nous permirent de constater que leur philosophie était très convaincante. La récupération se fit paisiblement et plus rapidement car je me sentais vraiment en vacances. Je dois absolument mentionner que l’aspect physique de l’environnement a pris une grande place dans ce nouveau cheminement. Mais ce qui nous a permis de ne pas nous sentir seuls dans cette nouvelle expérience fut l’accueil chaleureux des membres du personnel. Grâce à leurs soins méticuleux, nos deux semaines passèrent à une vitesse étonnante.

 

Rendus à notre chambre, qui se trouvait au deuxième étage, nous remarquâmes que tout était meublé à neuf. On y trouvait deux lits, une télévision, un téléphone, un grand garde-robe, une belle grosse chaise en cuir et une salle de bain. Il y avait aussi deux fenêtres, dont l’une donnait une vue magnifique sur la mer. L’autre nous permettait de regarder le parc qui se trouvait en face de nous. En sortant de la chambre, le guide nous remit notre clé et nous montra où nous devions la déposer lorsque nous sortions. Il nous expliqua que cela permettait aux infirmières de savoir lorsque nous étions disponibles pour recevoir nos traitements.

 

 

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